II- L'affaire d'Outreau : une affaire similaire

a) Affaire d’Outreau, l’histoire.

L’affaire d’Outreau est une affaire pénale d’abus sexuel sur mineur. Des enfants accusent des hommes et des femmes de les avoir abusés sexuellement à plusieurs reprises à Outreau près de Boulogne-sur-Mer.

En février 2001, l’instruction est ouverte pour agression sexuelle et corruption sur mineur ainsi que proxénétisme. Elle est confiée au juge Fabrice Burgaud. Celui procède à une mise en examen de 18 accusés, ils sont ensuite écroués en détention provisoire ; leurs enfants sont placés en famille d’accueil.

En juin 2002, François Mourmand, un des 18 suspects, se suicide en maison d’arrêt d’une overdose de médicaments. 

Après trois ans d’enquête, en août 2004 le procès est nommé « affaire d’Outreau » (nom de la ville où se sont passés les faits jugés). Les 17 accusés sont soupçonnés d’appartenir à un vaste réseau de proxénétisme, cette théorie s’écroule rapidement. Un mois plus tard, la cour d’assise acquitte sept des dix-sept suspects et le ministre de la justice leur exprime ses regrets. Six des dix restants font alors appel.  Le procès en appels de ces derniers se tient à la cour d’assises de Paris en avril 2005.

En novembre 2005, Thierry Delay remet un courrier à la cour disant que les accusés sont « innocents ». Le 16 novembre les enfants se rétractent alors sur l’accusation du viol du prêtre. C’est le 18 que les accusation de Myriam Badaoui, mère des enfants et principale accusatrice avoue qu’elle a menti, accusé des personnes qu’elle ne connaissait pas et que c’est elle, son mari et un autre couple qui ont commis ses abus sexuels.

C’est alors le 1er décembre 2005 que le verdict d’acquittement général est annoncé. C’est la fin de cinq ans de calvaire pour les victimes de cette énorme erreur judiciaire. Le ministre de la justice (Pascal Clément) présente ses excuses aux acquittés au nom de la justice et annonce l’ouverture d’une triple enquête des inspections générales des services judiciaires et évoque une possibilité de sanctions pour certains acteurs de l’affaire.

En décembre 2005, une commission d’enquête parlementaire est ouverte pour rechercher les causes du dysfonctionnement de la justice et éviter son renouvellement. Quelques jours plus tard, Jacques Chirac, président de la république publie un communiqué dans lequel il indique voulant écrire aux acquittés d’Outreau dans le but de leur exprimer à titre personnel son émotion et son soulagement ainsi que ses regrets et excuses au nom du système judiciaire français.

En janvier 2006, ceux que l’on nomme désormais les « acquittés d’Outreau » peuvent exprimer leur vision du système judiciaire français dans le cadre de l’enquête.

Ce n’est qu’en février 2008 que l’audition du juge d’instruction chargé de l’affaire, Fabrice Burgaud eu lieu ; elle est retransmise en direct sur les chaines de télévisons dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire, il n’aura qu’une simple réprimande.

Tout au long de cette enquête, nous assisterons à une erreur judiciaire conséquente, plusieurs des accusés ont tentés de se suicider, dont Alain Marécaux (Film "Présumé couplable" de  Vincent Garenq)
http://www.youtube.com/watch?v=qXophRBNda4

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site